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pollution gastronomique

wanis

La descente de pirogue fut chaotique. Sur le ponton des poissons sont étendus, morts. Quelqu’un les rejette dans le fleuve du bout du pied. Des pêcheurs en colère accourent, s’ensuivent palabres et tractations. Nous repartons à pied dans la forêt en longeant le fleuve. Le nombre de moustiques au mètre cube est phénoménal, le visage tuméfié de D. en est la vitrine.

La curiosité gagne le village à notre arrivée. Nous partageons nos repas, troc singe contre frites. Nous nous endormons, veillés par toute la tribu qui s’est rassemblée pour l’occasion.
Les frites ont plu, beaucoup plu même, à tel point que nous ne pouvons repartir. A chaque tentative nous sommes gentiment mais fermement repoussés vers les lieux de cuisine et invités à en produire de nouvelles. Les regards sont fermes, les gestes impérieux, les machettes et autres coupe-coupe dissuasifs.
Enfin, la patate se faisant rare, nous avons pu quitter (fuir ?) le village, la tribu semblait satisfaite.

De retour sur la côte, un magnifique et inoubliable spectacle s’offre à nous. Des milliers de flamants roses s’envolent et atterrissent par groupes sur la plage. Le réchaud est enterré dans le sable. Nous rentrons vers la civilisation à vide mais fiers d’avoir fait connaître la frite.