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occasio facit furem

wanis

La vitrine sale, fissurée sur sa largeur, laissait entrevoir un capharnaüm d’objets épars à même le sol. Appuyé contre un tabouret un calendrier reflétait la lumière criarde. Quasiment chaque jour était annoté “la fête”, motif calligraphié avec soin au gros feutre noir. Un fêtard impénitent sans doute, désirant garder trace de ses beuveries. Etrangement, une seule date se démarquait, écrite d’une fine écriture verte, d’une autre main ? Que s’était-t-il donc passé en ce jour de février ?

Lassé par ce jeu futile, je m’apprête à partir lorsque, du fond de la boutique l’homme, que j’avais cru de paille, s’anime et en franchit le seuil. La silhouette, d’une démarche faussement assurée me frôle. Je recrache quelques pépins de pomme, ils tintent joyeusement contre les barreaux du soupirail. Alerté et amusé, je suspends mon élan. La faucheuse attendrait son dû, aujourd’hui c’est la fête !

Je croque une nouvelle pomme.