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mortel rubis

wanis

Le poison se distillait lentement. Ma respiration courte et peu profonde, mon pouls accéléré et une importante sudation en témoignaient. J’arrivais enfin à décoller mon regard des deux points rouges, rubis mortels, ornant mon poignet.

Le ventre en feu, vomissant un flot de salive, j’escalade le lit, rampe jusqu’au côté opposé. Les yeux brouillés, je cherche fébrilement le téléphone. Le combiné est mou et tiède, luisant de sueur. Un spasme violent m’avertit du danger mortel, je mords et me propulse dans l’ombre. Il s’est arrêté et comtemple, incrédule, un de ses appendices. Enfin, il s’éloigne.