mon dernier blog

mémoire de la pierre

wanis

Le sommeil tarde à venir et je presse mes paupières contre mes globes oculaires, provoquant les visions. J’entends alors le clavecin.
Mon attention est capturée, chaque note est le prémisse de délices à venir. L’une après l’autre les sonates ravinent mon crâne, bientôt rendu aussi mince et fragile qu’une coquille d’oeuf. Je recherche l’origine de la musique dans toute la maisonnée.
Les notes semblent sourdre des murs, étrange mémoire de la pierre. Sur le clavecin, les loirs dévorent les figues oubliées.