mon dernier blog

les griffes molles

wanis

Mon odorat infailliblement attiré, je franchis le pas de la crémerie. Même dans mes rêves les plus fous je n’avais osé imaginé pareille vision. Tous, ils étaient tous là, de tous pays, de toutes origines !
Fébrilement je m’approchais de la vitrine, chaque senteur venait râper mes papilles olfactives. Là où alcool et autres substances avaient échoué, la vue d’un simple morceau de fromage fit exploser mon imagination. Je fondis pour un morceau de comté à la tranche ensoleillée rehaussée par une croûte automnale.

De retour chez moi, je déposais le produit de la fruitière hors de portée de son prédateur enchaîné. Il ne me restait plus qu’à attendre son agonie, sa supplique ou ma clémence.

L’évasion eût lieu, comme prévu, à la nuit fondue. Je découvris avec satisfaction le fruit tant attendu. La sphère fromagère s’était affranchie du monde et étendait ses ailes. Dans le miroir, poucinet souriait.