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le soleil pénètre bien dans les latrines

wanis

Le repas du soir était le théâtre de plaisantes et rituelles hostilités, Invariablement, l’accent était mis sur mes mauvaises fréquentations, principalement sur celle que je nommerais D.

D. et moi n’avions en commun que nos mauvais coups. Pourquoi s’acharner à trouver une influence quelconque, fût-t-elle mauvaise, dans sa fréquentation ? D. était un allié naturel, il m’était d’un grand secours là ou je n’excellais point, A l’ordre d’arrêter de le voir, j’opposais mutisme, éclat de rire, emportement ou contre-feu selon mon humeur du moment.

Le soleil pénètre bien dans les latrines et pourtant il ne se souille pas.

A chaque escarmouche, la phrase antique résonnait en moi et je m’en délectais secrètement.