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larmes de miel

wanis

D. enterrait son quatre heures, une fois le trou rebouché et la terre tassée nous repartons vers l’ancienne carrière. L’endroit est dangereux, fondrières et mares se partagent de sinistres histoires.
Le coucher du soleil nous surprend en pleine capture de têtards, enfoncés jusqu’à mi-cuisses dans l’eau fangeuse. Au retour, l’alchimie a fait son oeuvre dans le cimetière. Les occupants sont sortis et errent sans but dans l’enceinte close.
Des squelettes de chocolat enrobés de confiture forment une ronde obscène autour du mausolée. Nous sautons dans l’arène, le jeu peut enfin débuter !
Je fracasse deux crânes l’un contre l’autre, ronge une côte de pain d’épices beurrée, crochète toutes les framboises en orbites. D. n’est pas en reste, nageant nu dans une mare informe à l’odeur de menthe fraîche et d’anis. L’aube venue, fatigués du carnage, nous quittons le terrain dévasté poursuivis par une meute de râles agonisants.
Une larme de miel coule sur ma joue.