mon dernier blog

la disparition

wanis

De la chambre cubique, j’ouvris les trois fenêtres et m’allongeais sur le lit. De curieuses frises ornaient le plafond céleste et le sommeil ne tarda point. Une sensation de présence associée à un parfum de fraîcheur affleura ma conscience, une ombre obscurcit mon rêve mais, sans signe de danger imminent, je replongeais dans le néant.

Je m’éveillais soudain avec l’absolue certitude d’un manque, j’avais été dépossédé de quelque chose, mais de quoi ? J’examinais mon for intérieur, tout était bien là, haine, peur, joie, perversité, colère, vices, tristesse, innocence. Je refermais brusquement le couvercle, saisi de vertige.
Le rire me trouva nu sur le lit. Je vérifiais d’un seul regard la pièce et, oui, le drap avait disparu.