mon dernier blog

la bocca di leone

wanis

Le quartier, pourtant avenant, s’était lentement dépeuplé, ses habitants tour à tour frappés de malédiction ou d’infamie.

En cette radieuse journée, le premier rayon de soleil m’a tiré de ma somnolente béatitude. J’engloutis un copieux petit déjeuner, l’esprit léger. En franchissant le seuil, je rencontre le voisin et sa famille. Nous devisons gaiement sur ce printemps précoce, l’avenir de ses enfants, la réfection de sa toiture.
Cette rencontre m’a excité, je hâte le pas et traverse le parc bruissant d’insectes. Je monte les quelques marches moussues et franchit la grille. Sur mon coeur le pli s’est réchauffé, il glisse avec un crissement soyeux dans la gueule du lion.

Je me retourne et hume l’air vif, de pollens chargé. Cette journée en annonce de plus belles.