mon dernier blog

la berezina des napoleon

wanis

Au village, le temps des cerises était venu, et avec lui son cortège d’horreurs. Après une ventrée de fruits, les langues irritées se délièrent et le fameux magot de la vieille, caché dans son coussin de noyaux, revint sur le zinc du comptoir.

Cette nuit là, une silhouette virevolta autour de la maison, pénétra par un soupirail et, sans un bruit, atteignit la chambre de la vieille dame solitaire. Un silence sépulcral y régnait et l’intrus, décontenancé, mis un temps à se rendre compte de l’absence de respiration de sa victime. C’était son jour de chance !
Au comble de l’excitation, le coeur battant la chamade, il repousse le corps, s’empare du coussin et l’éventre d’un coup de couteau. Une pluie de noyaux se répand sur les draps souillés, ainsi qu’un sac de toile maculée qu’il déchire à mains nues.
Le sac dégorge une pluie de phalanges et, à ce moment précis, la lumière illumine la pièce.