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l'arbre aux chats

wanis

Le chemin herbeux au tracé improbable débouchait sur le plateau. A sa droite, un arbre majestueux marquait l’orée de la forêt. Son tronc vibrait d’une énergie insoupçonnée, son feuillage diffusait une mélopée hypnotique, les écureuils au plumage rouge y menaient grande vie. Je le contemplais souvent longuement, allongé parmi les trèfles.
Bientôt pourtant, cela prendrait fin. Au coeur de l’hiver, l’arbre se chargeait d’atroces trophées. Aux branches basses, suspendues par des fils de fer, pendaient les dépouilles de chats torturés, brûlés, éventrés, brisés, mutilés. Je hâterais alors le pas, passant sans un regard entre les fourches caudines des carcasses putréfiées.