Le seuil franchi, je grimpe le raidillon qui me conduit à la maison. Du côté jardin me parviennent des cris joyeux. Soudain, deux molosses sombres surgissent à une vingtaine de mètres, je discerne parfaitement leurs gueules ouvertes et décidées, le temps de l'échappatoire est révolu. Un instant tétanisé, je m'accroupis et leur présente mes paumes levées. Les bêtes s'arrêtent en grondant à moins d'un mètre, leur souffle chaud sur mon visage. Brusquement, la peau rugueuse de leur langue râpe mes mains, j'en profite pour leur caresser la gorge. Rassasiés, les cerbères me reniflent une dernière fois et filent annoncer ma visite à D.
Tout compte fait, il y a encore de l'espérance ici !