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vendredi 1 février 2008

Le Guide du Neuneu sur Usenet

Vous avez sans doute déjà rencontré - avec effroi ? - des commentaires ou signatures se référant à quelque mystérieux livre kabbalistique. Ne cherchez plus, Le Guide du Neuneu sur Usenet assouvira enfin, et en toute sécurité, votre dévorante curiosité.
Le Guide du Cabaliste, Le Guide du Linuxien Pervers, Neuneu Pète un Câble, ... autant de joyeuses moqueries dont vous ne pourrez plus vous passer !

Et n'oubliez pas la devise du Guide du Neuneu sur Usenet :
"Pas de panique, ça sera pire."

samedi 12 janvier 2008

Onan goes to Copenhague

Le 31 mai 2008, Copenhague accueillera le Masturbate-a-Thon.

Cet évènement, lors duquel les participants se masturbent, est destiné a briser les tabous entourant la masturbation et les préjugés négatifs qui l'entourent ainsi qu'à récolter des fonds pour des oeuvres de charité.
Hommes et femmes sont invités à parler de la masturbation et à participer au Masturbathon. Les participants seront réunis dans trois pièces, une pour les hommes, une pour les femmes, et une mixte, où ils pourront discuter tranquillement et s'adonner aux voluptés masturbatoires.

Pour les amateurs de détails croustillants, le record du monde au 1er juin 2007 était de 6h30 pour une femme et 8h40 pour un homme. Onan, battu, sourit !

jeudi 27 décembre 2007

Elive

Elive est une distribution Linux basée sur Debian et le gestionnaire de fenêtres E17 (Enlightenment DR 17 pour les les intimes). E17 est en cours de développement actif, la version elive_1.2.4_unstable vient de sortir.
Elive est peu gourmande, le minimum conseillé est un processeur 300 Mhz et 128 Mo de mémoire vive.

Un portail utilisateurs vous permet de peaufiner votre installation. Le site de support E-fr comblera les utilisateurs francophones, ne manquez pas le E-ring !

Pour télécharger la version stable il vous sera demandé une contribution financière minime afin de supporter le développement. Si vous ne pouvez ou voulez payer, il vous reste deux solutions.
Télécharger gratuitement la version de développement ,instable. Ou encore obtenir un code d'invitation à usage unique qui vous permettre de télécharger la version stable sans bourse délier.

Bon prince, voici quelques codes, à entrer dans la page invitation :

xmas_upmimsIkwojAstorEn
xmas_KajShidChojEbCunAj8
xmas_ThiwenEagPibkamvac9
xmas_ibhoHojDogyoisifcom
xmas_SeprudTotGovobShoo
xmas_CachyochAwshyavUdudFo
xmas_hohiEvidVamGiWrilAc8
xmas_NiHiavlurnIcaObrOr
xmas_ajCynrypvobjuskibBauhy

mercredi 26 décembre 2007

les saisons du mensonge

L'endroit était vide, bruissant de mille silences aux parfums d'orangers.
A mes côtés, nul combat, juste une présence.
Il était venu les bras chargés d'offrandes, avec pour seuls amis le doute et l'envie,
L'émerveillement du monde absent de son regard.
Sa route n'est point mienne,
Le spectre s'éloigne en quête de désespérance.

lundi 24 décembre 2007

Eee PC

Dans l'attente de sa disponibilité en France (fin janvier 2008), voici un test complet de l'ultraportable d'Asus.
Sur le wiki de eeeuser vous trouverez de quoi assouvir votre curiosité : configuration, utilisation, installation d'une autre distribution GNU/Linux, ...
Enfin, le blog d'alisou décrit les expériences d'une utilisatrice.

samedi 8 décembre 2007

ô

La férocité du chat,
L'amertume de l'araignée,
Reflets perdus dans l'émeraude du temps vorace,
Par une journée magnifique, bénie du soleil magique,
Au nouvel être la soumission proclamée,
Verticale ascension au paradis du souvenir.

jeudi 12 avril 2007

road to DC2

Après installation d'un XAMPP pour pingouin, je teste DotClear 2.
Un aperçu du moment : mon dernier blog

mardi 3 avril 2007

l'odeur

Une odeur désagréable se répand depuis plusieurs mois. Où que j'aille je la perçois, frémissante ou agressive, mais toujours présente. Une nouvelle mesure prophylactique anti-terroriste ? Après le chlore dans l'eau, le truc-qui-pue dans l'air ?

Je me suis longuement dévisagé dans le miroir, mais non, aucun lambeau de chair putréfiée, aucune coloration suspecte, point de zombification en cours. Alors quoi ? Le pourrissement des temps ? L'aube d'un nouvel âge ?

Le 1er avril est passé, ma musette est pleine.

jeudi 29 mars 2007

naufrageurs d'autoroute

Au rond-point sud de l'échangeur j'ai revu, sombre et sinueux, cck. Flanqué de Ben, au teint rose maladif et contour flou. Je m'arrêtais sur le bitume noirci par les flammes, le tapis d'éclats de verre crissait sous mes semelles.
La journée était mauvaise, les coffres baillaient, désespérément vides. Tels des naufrageurs d'un nouveau genre, cck et son compère observaient le flux de la circulation. Après une brève conversation, je m'estompais.

dimanche 25 février 2007

au commencement était le verbe

L'utilisation d'un correcteur orthographique est devenu d'usage courant, toutefois ce dernier reste d'usage limité pour la conjugaison. Vous avez plusieurs solutions : vous (re)plonger dans le BLED, adopter le Verbiste ou sensmotdire.

Avec le BLED, orthographe, grammaire et conjugaison n'auront plus aucun secret pour vous.

Verbiste est un système de conjugaison française, écrit en C++, utilisable en ligne de commande, ou à partir d'un autre programme, et d'une applet GNOME.
Verbiste

sensmotdire conjugue les verbes en ligne, il utilise (entre autres) la base de connaissance de Verbiste.
sensmotdire

Alors, imparfait du subjonctif du verbe moudre ?

jeudi 22 février 2007

la morsure

Le chien déterre un à un les os cachés par son prédécesseur dans le jardin. Il me les apporte aussitôt, la truffe salie mais l'oeil humide de défi, narquois oserais-je dire. Je ne manque bien évidemment aucune occasion de le récompenser. En fin limier il m'épie, attendant que je me trahisse en lorgnant du côté de la pelle.

Dans l'attente de la morsure, je construis mon ennemi.

mercredi 31 janvier 2007

le briseur de rêves

Le silence est d'or, la peur bleue, le bas couleur chair,
Les elfes des marais frétillent sur l'eau,
Les émotions synthétiques se volatilisent.
De la bête je m'approche.

Submergé par l'odeur de la peur,
Du briseur de rêves j'arrache le coeur.
Demain, demain, ne sera plus jamais comme aujourd'hui.

vendredi 5 janvier 2007

... un peu de rat chaud ?

La radio associative divergence-fm nous offre une série culte - le requin barjot.
Cette série de 160 épisodes réalisée par Gilles Gouget entre 1998 et 2001 retrace la vie et l’oeuvre de Frank Zappa.

Chaque épisode dure de 15' à 40’ du lundi au jeudi à partir de 13h30, rediffusion samedi et dimanche à 14h00 et 17h00.

vendredi 1 décembre 2006

emeth

Je jetais les outils et me hâtais de rentrer chez moi. La haine est mauvaise conseillère dis-t-on. Soit, laissons-là se développer, se concentrer, s'aiguiser. Le ventre noué, les dents serrées, je m'attelais à la première tâche : pétrir les soldats de glaise.
Des larmes de rage obscurcissent ma vision, les larmes sont le ciment du monde. Un à un arrivent mes amis d'argile, au modelé informe, caricatures du choix funeste des non-hommes. De l'étape suivante je ne dirais rien. Enfin, je contemple mon oeuvre, pris de tremblements incoercibles. De la haine à la joie !
L'aube se lève et dévoile la supercherie, le souffle froid du golem me caresse les paumes. Aura-t-il la force ?

vendredi 24 novembre 2006

la mygale et le gourbi

GP/O/U d?>! s@ a? C> UL P L+++ E(-) W N+ o? K? !W? !O !M V? PS+@ PE?>@ Y+() PGP t 5() X R tv? b++ DI? D G>? e>? h? r !z*>**

Vous reprendrez bien un formatage M. Djik ?

vendredi 10 novembre 2006

nogeek

nogeek vous présente (enfin) son écuelle !

Oh bien sûr, il reste bien quelques cochonneries de ci de là ne manqueront pas de faire observer certains esprits chagrins, mais, rassurez-vous, elles disparaîtront avant Noël ...

samedi 21 octobre 2006

rituel dodo

Chaque soir je tentais de retarder l'inévitable rituel, les yeux écarquillés sous une lumière crue. Le sommeil viendrait me prendre et je basculerais dans l'autre monde et ses écoeurantes activités. La peur m'avait dicté un stratagème.

Je m'éveillais haletant, emmailloté de la tête aux pieds dans un drap, comme momifié. Pris de panique, je peinais à me libérer du linceul. La texture du rêve avait gagné en intensité, l'objet du désir était à portée. Je ne devais pas flancher, la nuit prochaine serait sans doute l'ultime.

Toujours ces traces noires, flammes de suie qui traversent l'espace. Le chatoiement fuligineux m'inonde soudain. Le noir est total, absolu.

Le désir a tué le plaisir.

lundi 2 octobre 2006

la ville aux 1000 boucheries

Tentaculaire, la ville s'était étirée anarchiquement le long de ses voies de communication. Point commun à tous ces axes d'expansion : la boucherie / charcuterie. Pas un bout de ruelle qui n'avait son étal ! La ville ne semblait pas s'offusquer des chapelets de viande, carcasses et flots d'entrailles qui encombraient ses trottoirs coagulés.
Une étrange amnésie frappait tous les habitants, faisant craindre une proche catastrophe. Le bétail allait bientôt manquer, l'heure des vaches maigres sonner. Et après ? Des solutions monstrueuses étaient évoquées sous le manteau, de celles que personne n'ose cautionner, souvent évoquées à l'humour truelle, mais qui, un jour, deviendront respectables.
En cet instant, je mange une salade, c'est (encore) toléré sinon autorisé.

dimanche 1 octobre 2006

et mon tout est un dieu

Adossé aux moellons de l'aqueduc, j'entendais résonner le bruit des sabots sur le pavé disjoint. Le caniveau, encore luisant après une pluie torrentielle, avait ravalé ses immondices.
Le centaure s'avança enfin, majestueux. Son pelage raviné d'ocres sales empestait le mauvais alcool. L'oeil fixe et vitreux me jaugea, évaluant mes défenses. Brutalement, avec une rapidité insoupçonnée, la montagne de muscles chargea. Le filet d'acier stoppa net cet élan formidable et resserra inexorablement ses mailles, entaillant la peau et la chair. Le centaure éructa des filets de bave rosâtre, ses yeux me transpercèrent de leur haine implacable.
Ce soir je séparerais l'humain de l'animal, le subtil de l'épais. Sur les arches, la psalmodie avait commencé.

dimanche 24 septembre 2006

l'invasion sepik

Lors de l'examen d'une image de fond d'écran, à la recherche de l'incrustation éventuelle de code malicieux, l'évidence m'étreignis. Subrepticement, insidieusement, sans coup férir, l'invasion du Web était en cours.
N'arrivant pas à y croire, je cherchais fébrilement tous les indices concordants et menait une véritable enquête. Après quelques heures de recherche haletante je n'eût plus aucun doute, le mal était déjà profondément ancré.
Comment cela avait-il pu se produire sans qu'aucun signal d'alarme ne fût donné ? Incrédule, je contemplais mon image, l'invasion était pourtant signée, crevait les yeux !

Je viens de déléguer une mission au Sepik, au nord-est de la Papouasie Nouvelle-Guinée.
Le sort du monde est entre ses mains ...

mardi 19 septembre 2006

la bocca di leone

Le quartier, pourtant avenant, s'était lentement dépeuplé, ses habitants tour à tour frappés de malédiction ou d'infamie.

En cette radieuse journée, le premier rayon de soleil m'a tiré de ma somnolente béatitude. J'engloutis un copieux petit déjeuner, l'esprit léger. En franchissant le seuil, je rencontre le voisin et sa famille. Nous devisons gaiement sur ce printemps précoce, l'avenir de ses enfants, la réfection de sa toiture.
Cette rencontre m'a excité, je hâte le pas et traverse le parc bruissant d'insectes. Je monte les quelques marches moussues et franchit la grille. Sur mon coeur le pli s'est réchauffé, il glisse avec un crissement soyeux dans la gueule du lion.

Je me retourne et hume l'air vif, de pollens chargé. Cette journée en annonce de plus belles.

dimanche 17 septembre 2006

et le lynx court toujours ...

Le crépuscule s'étale sur le blog, annonciateur de billets plus sombres ?

Aujourd'hui le lynx m'a échappé. Je reviendrais m'a-t-il lancé, narquois. Soit, j'attendrais son heure ...

vendredi 1 septembre 2006

opus D

En croquant la tomate, le jus a giclé sur le clavier qui soupire. Les enceintes grognent et le chat, terrifié, déguerpit. Sur l'écran, la lettre D se révulse, toutes ses occurrences pulsent aléatoirement, ou plutôt en concerto. J'étrangle la souris et pianote le code, ... c'est fait, je suis connecté !

samedi 19 août 2006

charaign'

Le chat pourchasse l'araignée sur le carrelage, sa patte s'abat régulièrement sur l'arachnide d'un toucher souple et retenu. Le duo disparaît dans une zone d'ombre mais je devine du regard leurs pérégrinations. J'étends mes doigts, restés crispés, le temps m'est compté. J'enjambe le corps encore chaud et le traîne dans la cave dont je referme soigneusement la porte. Enfin, je m'éloigne silencieusement.

lundi 24 juillet 2006

hit #1

Les instruments tournoient dans l'air suffocant et leurs vrombissements transpercent mon âme. Prière aux forces célestes ou transe d'oubli, peu m'importe, je m'abandonne à la béatitude du rythme. Mon ancienne peau se détache en silence et un vent frais se lève. Je m'éveille alors que le dernier rhombe se tait.

lundi 3 juillet 2006

la bérézina des napoléon

Au village, le temps des cerises était venu, et avec lui son cortège d'horreurs. Après une ventrée de fruits, les langues irritées se délièrent et le fameux magot de la vieille, caché dans son coussin de noyaux, revint sur le zinc du comptoir.

Cette nuit là, une silhouette virevolta autour de la maison, pénétra par un soupirail et, sans un bruit, atteignit la chambre de la vieille dame solitaire. Un silence sépulcral y régnait et l'intrus, décontenancé, mis un temps à se rendre compte de l'absence de respiration de sa victime. C'était son jour de chance !
Au comble de l'excitation, le coeur battant la chamade, il repousse le corps, s'empare du coussin et l'éventre d'un coup de couteau. Une pluie de noyaux se répand sur les draps souillés, ainsi qu'un sac de toile maculée qu'il déchire à mains nues.
Le sac dégorge une pluie de phalanges et, à ce moment précis, la lumière illumine la pièce.

dimanche 2 juillet 2006

ode au silence

Haro sur la musique, champ de bataille obscène,
Mort à la parole, arme de pourrissement et véhicule d'agression,
Sus à l'humour, dépeceur d'innocence,
Bienvenue au silence intrépide, buveur d'âmes et pourfendeur de communicants,
Unifions la semence et le fruit,
Pour l'éclosion d'un nouvel espoir.

lundi 26 juin 2006

morituri te salutant

La place, écrasée de chaleur, était déserte. Les villageois s'étaient réfugiés derrière leurs murs blancs pour échapper à l'atroce chaleur qui sévissait depuis plus d'un mois. La vie oscillait entre réserves d'eau fraîche à l'aube et palabres à la nuit tombée, jusqu'au jour de la visite.

A l'ombre minimale, au coeur de la fournaise, le bruit de pas enfla pour devenir assourdissant. Et chacun de regarder avec curiosité, inquiétude ou terreur le centre de la place. Face à la fontaine, l'inconnu(e) s'était arrêté(e) et restait immobile.
L'eau rugissante accapara toutes les pensées, le spectre du tarissement, irrationnel, surgit dans nombre d'esprits et certains envisagèrent même une action musclée. Mais l'obscurité grignota la lumière, et avec elle la silhouette qui disparut sans que quiconque le remarque ! L'escamotage parfait ...

A la nuit tombée, autour du point d'eau, force points de vues furent exposés, raillés ou approuvés. A l'aube le fond de la fontaine fut exploré, mais pour y trouver quoi ? Le temps passa mais le malaise persista. Que s'était-t-il donc passé ? Qui ou quoi était venu ? Pourquoi ?
La singularité avait échappé à tous, il ou elle n'avait pas bu.

jeudi 22 juin 2006

les griffes molles

Mon odorat infailliblement attiré, je franchis le pas de la crémerie. Même dans mes rêves les plus fous je n'avais osé imaginé pareille vision. Tous, ils étaient tous là, de tous pays, de toutes origines !
Fébrilement je m'approchais de la vitrine, chaque senteur venait râper mes papilles olfactives. Là où alcool et autres substances avaient échoué, la vue d'un simple morceau de fromage fit exploser mon imagination. Je fondis pour un morceau de comté à la tranche ensoleillée rehaussée par une croûte automnale.

De retour chez moi, je déposais le produit de la fruitière hors de portée de son prédateur enchaîné. Il ne me restait plus qu'à attendre son agonie, sa supplique ou ma clémence.

L'évasion eût lieu, comme prévu, à la nuit fondue. Je découvris avec satisfaction le fruit tant attendu. La sphère fromagère s'était affranchie du monde et étendait ses ailes. Dans le miroir, poucinet souriait.

samedi 3 juin 2006

octopus killer

Une immense fatigue m'assaille sur le chemin du concert. Terrassé, je m'assieds au fond de la salle et, sur scène, l'homme s'effondre sur la chaise. Une bordée d'air frais me réveille, nous sommes sur le chemin du retour, D. conduit en silence. La route, enfoncée d'un mètre par rapport au talus, est bordée sur ses deux flancs d'une rangée de chênes centenaires. Le pavé irrégulier secoue sans ménagement ce qui me reste de conscience.

Soudain, le fantôme surgit du presbytère et se met à planter de grands coups de couteau rageurs sur le capot. J'observe la danse de l'intrus qui, dépouillé de ses dernières possessions, hurle sa rage. Je savoure chaque seconde ou millier d'années, l'élastique du temps est prêt à rompre.

Enfin, nous débouchons sur la rue principale, déserte à cette heure. D. évite un lancer de plaque d'égout qui se perd dans la nuit dans un bruit apocalyptique. J'ouvre la portière, l'escalier abrupt est à sa place. Je le grimpe allègrement, entouré de fourrés aux senteurs indescriptibles. En contrebas, une dizaine de spots lumineux crèvent la nuit et s'acharnent à en dévorer la chair. Ce ne sera pas pour cette fois encore ...

samedi 27 mai 2006

le diable à l'haleine de comté

L'endroit était hanté par un ancien dieu déchu. Intrigué par le mystère entourant cette révélation, je me hâtais de visiter l'endroit, d'innombrables et délectables surprises m'y attendaient.
Au cinquième jour je fus contraint de défendre ma mort. Armé d'une râpe étincelante, le maître des lieux désirait m'ajouter à sa brochette de trophées. Homérique, titanesque, les mots me manquent pour décrire le combat qui suivit. Quoiqu'il en soit, je ne saurais oublier cet instant où, face contre face, j'avais soutenu l'haleine de la bête.

Je me fends et le perce tant et si bien que bientôt nous pataugeons dans une marée de vers. Cela ne semble pas l'affecter, bien au contraire, une telle énergie ne peut périr songeais-je un instant, démoralisé. Pris d'une soudaine inspiration, je tranche un morceau du monstre bicéphale et le pique au bout de ma lame. Quelques touches plus tard, la victoire est mienne. Stupéfait, je regarde, bouche bée, le simple morceau de fromage palpitant, superboutdecomté !